Le commencement : le 1er septembre 2011

Publié le par levraibibi

L'électrochoc

 

Je ne m'imaginais pas, en me réveillant ce matin là, apprendre cette nouvelle. La fameuse date butoir est arrivée. Ma grand-mère vient de décéder et je m'étais promis d'arrêter au moment de sa mort. Me voila devant le fait accompli. Ce matin je pars au travail et ma première habitude de la journée vient de changer : pas de cigarette ! 

 

Cette première journée sans tabac se passe plutôt bien. Je suis sous le choc de la nouvelle apprise donc mon esprit est occupé. Je décide tout de même de m'arrêter chez mon médecin en sortant du travail.

 

 

La consultation médicale

 

J'annonce au médecin mon désir de m'arrêter de fumer, mais lui explique également les différentes problématiques familiales qui me touchent en ce moment.

 

Le docteur me dit que ce n'est pas la période la plus favorable pour arrêter du fait des éléments négatifs qui se passent dans ma vie. Cependant, il annonce également que les arrêts qui réussissent le mieux sont ceux qui surviennent d'un seul coup après un évènement considéré comme "électrochoc" par le fumeur.

 

Il me demande également d'en parler autour de moi, et d'éviter les situations à risque, situations compliquées où l'on fréquente d'autres fumeurs.

 

Je sais en tout cas que j'aurais le soutien de ma compagne, non fumeuse. C'est très positif !

 

 

Le médecin me dit de trouver des compensateurs, c'est à dire des rituels qui remplaceront la cigarette. Des objets pour s'occuper les mains ou les doigts, ou encore des choses pour occuper la bouche (l'exemple connu des sucreries) peuvent faire l'affaire. C'est à chacun de trouver les siens.

 

Je fais un lien direct avec ma première journée sans tabac. J'ai porté toute la journée une petite bouteille d'eau dans laquelle je buvais dès que l'envie de fumer me prenait. Celle-ci occupait directement mes mains et ma bouche : c'est mon premier compensateur !

 

Enfin, pour les substituts nicotiniques, mon médecin m'annonce que 50 euros sont remboursés seulement. Afin de réaliser une prescription, il m'invite à passer à la pharmacie pour essayer les différents substituts qui existent : patchs, pastilles à sucer et autres. En effet, pour ce docteur, chaque fumeur doit trouver le substitut qui lui convient.

 

 

 

L'arrêt à la pharmacie

 

Deuxième étape du chemin du retour, je m'arrête à la pharmacie. Malgré les conseils de la pharmacienne qui voulait me vendre des patchs, j'opte pour des pastilles à sucer goût menthe.

 

 

En finissant le trajet du retour, et sentant une envie de fumer je décide de sucer une pastille. Premier élément, c'est plutôt fort en goût, mais pas le goût du parfum auquel les pastilles sont aromatisées (ici menthe) mais autre chose, le principe actif certainement c'est à dire la nicotine. Bref le goût est pas terrible et la texture de la pastille non plus.

 

 

 

La soirée

 

Je parviens à tenir sans fumer jusqu'à 22H. Ensuite, je n'arrive plus à tenir et m'allume une cigarette. Bizarrement, après avoir tenu sans fumer pendant quasiment une journée, je trouve le goût différent.

 

Je culpabilise pas mal de ne pas avoir su me passer de cette cigarette. Ma compagne, qui souhaite que j'arrête depuis longtemps, ne m'en veut pas elle. Elle m'aide à relativiser me disant même que si je ne fume qu'une cigarette par jour ce ne sera déjà pas si mal.

 

 

 

Mon avis sur cette première journée

Je me suis rendu compte que je pouvais tenir plus de 22 heures sans fumer et c'est déjà beaucoup, surtout que je ne m'attendais pas à ne plus pouvoir fumer au moment de mon réveil.

 

Les envies de cigarettes se font présentent dans la journée, je le ressens par des bouffées de chaleur ou encore une sensation étrange dans la gorge ou dans le buste (oppressement au niveau des poumons).

La pastille de nicotine à sucer ne m'a pas aider, j'ai l'impression au contraire qu'elle m'a redonné envie de nicotine en en remettant un peu dans mon corps. Sensation étrange non ?

 

Bref, je sais que demain je devrais tenir aussi et j'essaierai de le faire sans ces pastilles !

 

 

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